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Cabinet de Kinésithérapie et Shiatsu Thérapeutique

 26 rue d'Alésia, 75014 Paris
Sur cette page, vous trouverez la description de la pratique du shiatsu proposée dans ce cabinet. Cette description a été formalisée par Michel Odoul, Fondateur de l'Institut Français de Shiatsu (IFS), institut dans lequel Bertrand Caillet évolue en tant que formateur.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le shiatsu est un art japonais, dont les origines les plus anciennes viennent de Chine.
 
Littéralement shiatsu signifie pression (atsu) des doigts (shi) : c'est donc une stimulation du corps par les mains, les doigts.

Cette pratique se base sur la tendance naturelle du corps à se guérir lui-même, et la stimule. Le praticien de shiatsu réveille ce potentiel naturel de guérison et de rééquilibre, en harmonisant à la fois l'esprit et le corps.

Depuis que l'homme est sur cette terre, instinctivement, il se frotte là où il a mal. Depuis l'aube de l'humanité, le toucher est une thérapie qui permet de soigner, détendre, développer. Dans un traité de médecine chinoise vieux de 4500 ans, on explique déjà comment et pourquoi il est bon de se faire soigner ainsi. Cet art est encore utilisé aujourd'hui en médecine orientale. Une des variantes de cette tradition nous est arrivée sous le nom de shiatsu, enrichie par des apports divers. L'esprit qui le sous-tend rappelle à l'homme qu'il doit vivre en harmonie avec l'univers. Lorsqu'il y a dysharmonie, la maladie prend place.

Lors d'une séance de shiatsu, les mains et les doigts du praticien interviennent d'une manière très particulière. Il emploie le pouce seul, les deux pouces côte à côte ou superposés, mais aussi le pouce et le doigt opposé, etc.

Il utilise également là où c'est nécessaire les paumes superposées, les mains croisées pour effectuer des pressions standard, des pressions maintenues, des pressions concentrées par vagues, des vibrations, des stimulations diverses, des martèlements, des étirements, des vibrations, autant de manières de toucher le corps pour apporter une réelle détente et une bonne circulation de l'énergie.
 
 
 
Le premier principe fondamental d'action du shiatsu est physiologique.
 
Il s'agit d'exercer une pression graduelle à la surface du corps, quel que soit l'endroit, afin d'assouplir le muscle qui se trouve au-dessous.

Ce type de traitement agit de façon thérapeutique en faisant jouer le pouvoir naturel de récupération du corps. Ce n'est pas simplement la main ou le bout des doigts qui travaillent, mais le poids du corps du praticien exerçant cette pression. Car, disent les pratiquants de shiatsu, « une pression exercée seulement du bout des doigts fait mal et n'apporte rien à celui qui la reçoit ». Le shiatsu stimule également la circulation dans les capillaires de la peau, active les cellules cutanées, assouplies et améliore la nutrition des muscles, favorise la sécrétion d'hormones de détente… Le corps est ainsi dynamisé et trouve en lui-même les ressources de son propre équilibre.

Le deuxième principe fondamental d'action du shiatsu s'exerce sur un plan plus subtil. Il ne faut pas oublier que les systèmes de guérison chinois, indiens ou japonais, incluent dans leur pratique une composante liée à l'énergie : le Ki ou (Chi), la force de vie. Lorsque quelqu'un est très actif, « rayonnant » de santé, c'est que son Ki est fort et circule bien dans son corps. Ses organes et toutes les fonctions qu'ils assurent se portent bien. Quand on se sent faible, fatigué et que l'on tombe malade, c'est que le Ki  circule mal. Par l'intermédiaire du shiatsu, le praticien peut stimuler le corps pour qu'il reçoive et utilise mieux le Ki. De cette façon, le patient se revitalise et se soigne… Pour autant que celui-ci, toujours selon le shiatsu, pratique une bonne respiration, adopte une alimentation légère et équilibrée, évite les situations de tensions émotionnelles psychologiques et accepte de s'adapter aux changements que demande régulièrement la vie quotidienne.

C'est pour cela que de nombreux spas, hôtels ou centres de thalassothérapie ont intégré la pratique du shiatsu aux services qu'ils proposent.

 
 
Non le shiatsu est plus que cela.

Certes, c'est une technique qui se veut avant tout préventive, dé-stressante mais qui peut être aussi curative. Son but est de chercher à rééquilibrer les tensions et déséquilibres énergétiques qui apparaissent dans le corps de chaque individu. Si ces déséquilibres énergétiques disparaissent le corps ne sera pas atteint. Mais si on les laisse s'installer alors, petit à petit, les fonctions organiques correspondant aux zones déséquilibrées sont elles-mêmes perturbées et la maladie apparaît. C'est ici que se situe le rôle préventif et dé-stressant de cette forme de shiatsu. Après l'installation du déséquilibre ou de la maladie, elle peut devenir une technique de soin en ce sens que par le rééquilibrage des énergies elle aide le corps à éliminer la maladie ou à ne plus en avoir besoin — et c'est là son rôle curatif.

Le shiatsu est par conséquent d'abord un art du « bien-être » compris dans son sens le plus large et le plus noble. Il apporte effectivement détente, décontraction et confort. De ce point de vue il s'agit d'un outil remarquablement efficace. De plus en plus de personnes font appel au shiatsu dans ce sens. Le monde de l'entreprise lui-même devient très demandeur de cette dimension « bien-être » et trouve une réponse efficace avec le shiatsu assis par exemple.

Mais au-delà de cette dimension de confort et de détente, le shiatsu est également une incontestable pratique de santé. Reconnu médecine officielle au Japon, le shiatsu vise à rétablir dans le corps humain la circulation harmonieuse de ces flux vitaux que l'on appelle de façon générique « énergies ». Il est en cela une pratique de santé étonnante. Il raisonne en termes de terrain et d'état de santé, et non de lutte contre la maladie. S'inscrivant dans cette vision, le shiatsu n'est par conséquent à aucun moment en lutte, en concurrence ou en conflit avec la médecine moderne. Il s'inscrit au contraire dans une action complémentaire. Son domaine de prédilection est donc celui de la préservation et de la reconquête de l'état de santé.

Le shiatsu s'appuie sur tous les principes fondamentaux de la médecine traditionnelle chinoise, que l'on connaît généralement au travers de l'une de ses disciplines qui s'appelle l'acupuncture. Les lignes et les points sur lesquels se fait un shiatsu sont des méridiens et des points connus en acupuncture. Les étirements et les pressions exercées libèrent les tensions emmagasinées, témoins de déséquilibres dans les flux énergétiques. De par son efficacité mesurée à l'aune d'une pratique séculaire, le shiatsu a acquis ses lettres de noblesse et fait partie des médecines énergétiques officiellement établies au Japon. Il est également l'une des huit approches alternatives reconnues en Europe comme « médecine non conventionnelle digne d'intérêt » par une résolution du Parlement européen votée le 29 mai 1997 sur l'initiative de Paul Lannoye, député belge européen.

 
 
Le shiatsu s'adresse à toute personne qui souhaite entretenir un meilleur rapport à son corps et à soi-même.

Deux à trois séances réparties dans l'année seront à même de participer à une hygiène de vie équilibrante à tous points de vue.

Il s'adresse également à toutes les personnes qui traversent une phase de tension ou de souffrance. Son action plus thérapeutique est alors à même d'accompagner la plupart des soins et traitements conventionnels. Les praticiens professionnels proposent deux à trois séances à une semaine d'intervalle environ, d'une durée approximative d'une heure. Stress, tension, maux de dos, difficultés du sommeil, digestives, nerveuses etc. sont autant de domaines où le shiatsu apporte une réponse.

Bien sûr certains types de pathologies lourdes en crise (polyarthrite, etc.) ou encore des états avancés de cancer, peuvent être pris en charge par des praticiens formés spécifiquement. Il appartient au patient de demander au praticien si ses compétences lui permettent d'être accompagné par cette pratique.

 
 
Oui et elle est importante.

Il faut toujours garder à l'esprit que dans la pratique du shiatsu, il en est comme il devrait en être dans toutes les pratiques et tous les moments de la vie, l'esprit ne doit pas être focalisé sur le but à atteindre mais doit rester « pur », c'est-à-dire non obnubilé par un désir de résultat immédiat. La patience et le rapport de force ou de domination du symptôme ou de la maladie sont incompatibles avec la pratique du shiatsu.

Cette dimension philosophique fait partie intégrante de l'attitude du praticien. Il n'est ni un magnétiseur dans le sens où nous l'entendons communément, ni un sorcier ou un gourou. À partir du moment où il faut pouvoir travailler efficacement, son seul sentiment envers le patient doit être un sentiment de générosité, c'est-à-dire une capacité « d'écoute du corps de l'autre », d'ouverture à la sensation de ses tensions et déséquilibres, sans qu'à aucun moment la moindre notion d'analyse de valeur ou de forme de jugement n'apparaisse. Respecter le patient dans son corps et ses tensions c'est aussi respecter son intégrité et par là même se respecter soi-même. Vouloir imposer sa propre typologie énergétique par la puissance ou bien s'écarter de l'objet du shiatsu c'est d'une certaine façon violer cette intégrité.

Le praticien ne doit donc pas chercher à traiter directement les déséquilibres qu'il pense avoir objectivés. Il utilisera d'abord une technique shiatsu qui rééquilibrera de façon globale et sans risque d'erreur, tout en apportant un bien-être général.

On considère dans la pratique shiatsu que vouloir intervenir sur un plan particulier, hormis les risques d'erreur d'un repérage partiel (et peut-être partial), ne traitera qu'un point particulier et laissera chez le patient un sentiment d'insatisfaction, d'imperfection, néfaste. En effet dans la pratique du shiatsu, le corps est considéré comme une globalité dans laquelle un déséquilibre ne peut pas exister seul, chaque forme — plénitude ou vide — ayant toujours sa contrepartie.

Le praticien doit donc toujours « écouter » attentivement son patient, être son écho et être capable de « rebondir » sur ses tensions. Il doit aller jusqu'à elles pour que petit à petit elles se dénouent, sans les forcer car la réaction immédiate serait leur intensification, ce qui est l'opposé de sa recherche. Il ne faut cependant pas tomber dans l'excès inverse et faire du shiatsu une simple « papouille » dont le seul résultat à espérer serait une satisfaction purement épidermique ou intellectuelle.
C'est la raison pour laquelle au-delà de toute cette dimension philosophique, tout praticien shiatsu qui se respecte doit adhérer à un code d'éthique et de déontologie précis et sans concession.
 
 
 
 
 
« Si quelqu'un me guérit et me retire mon mal, j'entends aussi qu'il me hisse au niveau de conscience que j'aurais atteint si j'avais moi-même résolu ce que ce mal devait m'apprendre. Sinon, s'il me laisse dans le même état de conscience après m'avoir retiré mon mal, il me vole l'outil de croissance que peut être cette maladie. »

Yvan Amar